« Papa pourquoi tu pars ? »
Pourquoi ce livre pour enfant sur notre site ?
Par Louis Perez y Cid
« Papa pourquoi tu pars ? » est un livre pour enfants écrit par une jeune auteure. S’il a toute sa place sur notre site, c’est avant tout parce que son histoire est profondément liée à la nôtre.
Son auteure, Marion Maloigne, est une sœur d’armes, engagée dans l’Armée de l’air. Comme tant de militaires, elle a dû partir en mission, laissant derrière elle ce qu’elle avait de plus précieux, sa famille.
Maman, elle a vécu la séparation non seulement avec son cœur d’adulte, mais aussi à travers le regard de son enfant.
De cette épreuve est née une évidence. En mêlant son vécu à sa passion pour la littérature, elle a choisi d’écrire pour les enfants. Pour ceux qui attendent. Pour ceux qui ressentent l’absence sans toujours pouvoir la nommer. Pour nos enfants.
« Chaque jour des centaines d’hommes et de femmes sont envoyés loin de chez eux, bien sûr nous pensons à eux et les soutenons, mais qu’en est-il de ceux qui restent, qu’en est-il de ces bouts de chou qui souffrent en silence ?
En tant que maman, je voyais la terrible tristesse dans le regard de mon tout petit. Quelle sinistre épreuve pour un parent que d’assister à cette puissante déchirure qui s’installe dans le cœur de nos enfants. Je ne pouvais laisser mon fils dans ce chagrin si pesant et c’est grâce à ce genre de petites histoires que j’ai réussi à panser ses blessures. »
Marion Maloigne Lire la suite...
Bandes dessinées, le sens de la vie
Au contraire de beaucoup d’hommes et de femmes politiques, notre ami Christian tient ses promesses. Le deuxième billet sur la bande dessinée est encore tout chaud. C’est qu’il ne fait pas cela en rigolant, pas de demi-mesure. On sent l’accro à la BD, il en connait des références… Voici bien des années il m’avait emmené par les rues d’Aix en Provence pour me faire découvrir une librairie spécialisée dans la chose. Il ne s’en souvient probablement plus, mais moi très bien, tant j’avais été éberlué par l’addiction des tenanciers du lieu au monde de la BD, comme surpris par la lueur d’allégresse dans l’œil de Christian. C’est que ces BD ne sont pas une affaire de gamins, c’est très adulte et très sérieux.
J’avoue, humblement, n’avoir jamais pensé à élever à ce point mon esprit – comme dans l’échelle de Jacob qu’il mentionne – grâce aux bandes dessinées. Mais à bien y réfléchir… allez savoir !
Aujourd’hui il nous parle de Calvin, affublé de son tigre et de son célèbre carton. Il se sent littéralement hypnotisé par le contenu du carton. Comme il le dit lui-même c’est une véritable boîte de Pandore où l’on trouve tout ce qui peut nous toucher dans la vie.
Merveilleux monde où l’on peut plonger tête la première sans pour autant être pris pour un vieux en crise d’adolescence.
Il nous en prépare d’autres l’ami Christian …
Antoine Marquet.
BD. Calvin et Hobbes
« Des hommes irréguliers »
Le chemin d’un homme, du légionnaire au prêtre
Publié en 2006, ce livre d’Étienne de Montety, alors rédacteur en chef adjoint du Figaro Magazine, est le fruit de trois années d’enquêtes auprès d’anciens de la Légion étrangère. À travers treize parcours singuliers, il raconte la rupture, l’épreuve et la reconstruction. Souvent venus d’ailleurs, ces hommes rappellent que rien n’est jamais définitivement joué.
En ce temps de Noël, propice au recueillement, il m’a semblé juste d’évoquer l’un d’entre eux, à la trajectoire profondément humaine : le père Jorge Saavedra.
Dans cet article, Christian relate avec simplicité la rencontre avec cet homme discret, dont le cheminement spirituel, façonné par les épreuves et les rencontres décisives, trouve sa lumière au cœur même de la Légion étrangère.
Louis Perez y Cid
Le chemin d’un homme, du légionnaire au prêtre
Recueilli par Christian Morisot
Directeur de l’Institution des Invalides de la Légion étrangère, je me trouvais dans une situation très délicate : je n’avais pas de prêtre pour assurer les obsèques d’un des pensionnaires qui venait de nous quitter. Lire la suite
Ce que l’Occident refuse de voir
Certains livres dérangent parce qu’ils touchent juste. Le Camp des Saints est de ceux-là. Depuis plus de cinquante ans, le roman de Jean Raspail est voué aux gémonies, non pour ce qu’il est, mais pour ce qu’il oblige à regarder en face.
Dans cet article, Antoine assume une relecture sans faux-semblants de cette œuvre honnie, à la lumière des réalités contemporaines. Il ne s’agit ni de complaisance ni de diabolisation, mais d’un constat, à force de refuser le débat, nos sociétés ont remplacé la lucidité par le déni.
Que l’on approuve ou que l’on rejette les thèses de Raspail, une chose demeure, ignorer les avertissements ne les rend jamais caducs. Cet article invite à rompre le silence, avant que celui-ci ne devienne irréversible.
Louis Perez y Cid
Le Camp des Saints
Antoine Marquet (lt-colonel TE-er)
Rédacteur en chef du magazine Képi Blanc j’avais lors, entre autres, la charge de la recension des ouvrages littéraires que l’on m’adressait pour les proposer aux lecteurs du magazine. Longtemps l’envie m’a taquiné de faire celle du Camp des Saints de Jean Raspail, ambassadeur de Patagonie, journaliste et écrivain. J’avoue que je me suis autocensuré afin de ne pas attirer sur le magazine des critiques qui Lire la suite...
Alexandra David-Néel
“Etre farouchement contre tout nivellement par le bas”.
Notre ami s’en donne aujourd’hui à coeur joie puisqu’il aborde des rivages philosophiques qu’il aime tant, en évoquant et en nous livrant des réflexions d’Alexandra David-Néel... qui, connue comme Alexandra, s’appelait en réalité Alexandrine. Ecrivain et exploratrice, orientaliste de renom cette femme a eu une existence absolument hors du commun. Née à Saint Mandé elle est morte à Digne, mais entre ces deux villes elle aura parcouru une grande partie du monde extrême oriental où elle faisait même autorité. Quel destin hors du commun pour quelqu’un qui, au départ, s’appellait Alexandrine... une sorte de vers à deux fois six pieds... au féminin...
Antoine Marquet.
Par Christian Morisot
Alexandra David-Néel disait : “que le plus grand service que l’on pouvait rendre à un être humain était de le rendre intelligent. Aider le peuple à s’élever ne signifiait pas qu’il fallait lui donner de l’argent, mais de la culture, une tête bien faite. Donner de l’argent à un imbécile ne sert à rien, il ne sait pas le dépenser. Le riche ne devrait pas descendre dans l’échelle sociale, mais c’était le pauvre qui devait monter. Etre farouchement contre tout nivellement par le bas”. Lire la suite
Hannah Arendt
Réflexions suite au propos du CEMA :
La philosophe Hannah Arendt, qui a fui l'Allemagne nazie, nous a mis en garde il y a soixante-dix ans. Son avertissement n'était pas que les mensonges gagneraient, mais que les gens deviendraient trop épuisés pour se soucier de ce qui est vrai.
Hannah Arendt n'a pas étudié le totalitarisme dans les livres. Elle l'a fuie.
Née en 1906 en Allemagne dans un monde d'idées et de débats, elle a étudié la philosophie auprès des plus grands esprits du vingtième siècle, Martin Heidegger et Karl Jaspers. Puis les nazis sont arrivés au pouvoir.
En 1933, cette intellectuelle juive a été brièvement arrêtée par la Gestapo. Relâchée au bout d'une semaine, elle a compris ce qui allait arriver. Elle a fui l'Allemagne illégalement, passant en Tchécoslovaquie puis en France. Quand la France est tombée en 1940, elle a été internée dans un camp. Elle s'est échappée pendant le chaos de l'effondrement français. Avec des visas d'urgence, des documents falsifiés et un courage désespéré, elle a traversé les frontières alors que l'Europe brûlait. Elle a atteint le Portugal, puis finalement New York en 1941.
Elle a survécu. Mais elle n'a jamais oublié ce qu'elle avait vu. Lire la suite...
La philosophe Hannah Arendt, qui a fui l'Allemagne nazie, nous a mis en garde il y a soixante-dix ans. Son avertissement n'était pas que les mensonges gagneraient, mais que les gens deviendraient trop épuisés pour se soucier de ce qui est vrai.
Hannah Arendt n'a pas étudié le totalitarisme dans les livres. Elle l'a fuie.
Née en 1906 en Allemagne dans un monde d'idées et de débats, elle a étudié la philosophie auprès des plus grands esprits du vingtième siècle, Martin Heidegger et Karl Jaspers. Puis les nazis sont arrivés au pouvoir.
En 1933, cette intellectuelle juive a été brièvement arrêtée par la Gestapo. Relâchée au bout d'une semaine, elle a compris ce qui allait arriver. Elle a fui l'Allemagne illégalement, passant en Tchécoslovaquie puis en France. Quand la France est tombée en 1940, elle a été internée dans un camp. Elle s'est échappée pendant le chaos de l'effondrement français. Avec des visas d'urgence, des documents falsifiés et un courage désespéré, elle a traversé les frontières alors que l'Europe brûlait. Elle a atteint le Portugal, puis finalement New York en 1941.
Elle a survécu. Mais elle n'a jamais oublié ce qu'elle avait vu. Lire la suite...